jeudi 21 avril 2011

Beyoncé et Lady GaGa ne font plus rêver




A quelques jours d'intervalles, deux mastodontes de la pop de ces dernières années, ont sorti un nouveau single.

Pour Lady GaGa, le public a eu droit à Judas, et pour Beyoncé à Run The World (Girls).

Si ces sorties auraient du soulever la planète d'un élan enthousiaste, l'attente a vite été rattrapée par un soupir qui en dit long sur la qualité de ces chansons.

Commençons par Lady GaGa !

Inutile d'épiloguer sur le contenu de cette chanson (Judas), le titre parle de lui-même.

Au niveau sonore nos oreilles subissent cependant : un mix mal mené entre Paparazzi et Bad Romance, deux (pourtant) excellents singles de Lady GaGa.

Judas par contre est une belle catastrophe, et s'il on trouvait que Born This Way n'avait aucun intérêt, d'un coup on se mettrait presque à bien l'aimer, presque...

Pour Beyoncé, après quelques écoutes, on se rend compte que Miss Jay-Z tente de venger sa collègue Aguilera qui s'est mangé un flop avec Bionic, vu qu'elle s'essaie elle-même aux sonorités un peu hors de portée de la pop music.

Un gros manque d'originalité donc.

Certains penseront que Beyoncé a gravement copié l'inimitable M.I.A, d'autres (fins connaisseurs), se rendront compte que Knowles a tout simplement plagié la chanson Pon De Floor du groupe Major Lazer.

Comble de l'ironie, on ne parlerait ici bien évidemment pas de plagiat, mais de recyclage industriel puisque Rule The World (Girls) de Beyoncé a été produit par Switch, qui fait lui même parti du collectif Major Lazer.

On en revient à la même histoire de Rihanna qui collabore avec Chase & Status et qui lui refourgue un son un peu périmé mais qui sonne bon.

Au final, comme toute version originale, zappez la copie, elle n'apporte rien de neuf !

Lady GaGa chante à l'affreuse gloire de l'horrible Judas


Beyoncé appelle les filles à régner sur le monde (et ça fait mal aux oreilles!)


Le super Pon De Floor de Major Lazer, qui sert maintenant à Beyoncé

mercredi 6 avril 2011

Britney Spears - Femme Fatale (Critique)




Femme Fatale, le 7e album de Britney Spears est sorti il y a déjà une semaine.

Après un retour au sommet avec l'album Circus en 2008, Britney a embarqué pour une tournée mondiale de 97 dates, et un énième best-of en 2009, retraçant sa décennie dans le monde de la pop.

Des déboires personnels en passant par un succès inébranlable, il ne manquait finalement plus rien à prouver à Britney, si ce n'est qu'après avoir accumulé des records à la pelle, on peut toujours s'octroyer du bon temps, et rester au top niveau musical.

Même si ses prestations scéniques ne sont plus d'un niveau bluffant depuis 2005, Britney reste, et il ne faut pas avoir peur des mots, la meilleure artiste pop (commerciale) qu'il existe.

Certains persistent à croire qu'elle n'est qu'un pantin manipulé par des producteurs véreux, ce qui n'est sûrement pas totalement faux, mais son instinct musical demeure tel, que depuis quelques années, elle fait partie des gens qui influencent beaucoup les tendances.

En 2007, en pleine crise personnelle (rasage de crâne, désintoxications), la bien nommée princesse de la pop, réussit tout de même à coproduire l'album Blackout, qui reste l'opus le plus influent de ces 5 dernières années.

4 ans plus tard, Femme Fatale sonne comme un Blackout 2.0 nettement plus électro, mais dans le bon sens du terme.

Britney surfe certes vers la musique qui lui permet d'être dans le coup, mais elle le fait avec brio et culot, chose désormais rare pour un bon nombre d'artistes.

Avec quelques notes de dubstep (Hold It Against Me), de transe (Trip To Your Heart), de basses ultra saccadées (How I Roll, Trouble For Me), Britney réussit à garder ce qui fait sa marque de fabrique sur des titres nettement plus pop comme l'excellent Criminal et le futur hit I Wanna Go.

Tout comme pour Blackout, Britney a l'embarras du choix quant aux singles à exploiter pour promouvoir cet album.

Sur les 16 titres, seuls 2 ne méritent pas beaucoup d'attention : Big Fat Bass, produit par Will.i.am des Black Eyed Peas, qui se veut être une succession de bidouillages electroniques affreux et où la voix de Spears est encore plus modifiée qu'à l'accoutumée que ça en devient ridicule.
A zapper également, le titre Selfish, qui a plus sa place en face B d'un single que sur ce super CD pop à consommer sans nulle honte.

A l'inverse, deux chansons méritent une attention toute particulière : He About To Lose Me et Don't Keep Me Waiting (dont la batterie est assurée par Travis Barker du groupe blink-182), deux titres produits par le talentueux Rodney Jerkins alias Darkchild (Beyoncé, Lady Gaga), qui a travaillé avec Britney depuis 2000 sur l'album Oops!...I Did It Again.

Aucunes modifications vocales n'ont été apportées à ces titres et ça fait du bien d'entendre un peu d'humanité dans cet album, certes excellent, mais très, voire trop produit.

Au final, Britney Spears prouve que l'on peut jouer à fond la carte de la blonde un peu gentillette sur les bords dont l'intelligence peut laisser à désirer, mais qu'une fois l'heure de faire du bon son, la concurrence risque de suivre aveuglement.

Britney Spears est peut-être une poupée malléable, mais sonne étrangement mieux que quiconque à chaque nouvel album...

Appréciations générale : A+

Hold It Against Me (Clip)


Till The World Ends (Clip)


PS : Dr Luke, l'un des producteurs exécutifs de l'album a émis le souhait que 6 singles de l'album soient extraits de Femme Fatale. Après Hold It Against Me et Till The World Ends, voici mes choix les plus judicieux... ENJOY !

3e single : Inside Out
4e single : I Wanna Go
5e single : Criminal (absolument magnifique !)
6e single : Up N' Down


Une dernière chose, Britney Spears n'est certainement pas la femme fatale que l'on veut bien nous vendre, mais elle la personnifie à merveille.