Je ne posterai pas les démos du titre qui sont de mauvaises qualités, et qui comme le terme l'indique, ne sont pas un aboutissement du travail effectué par celle qui va dominer l'année 2011.
D'ors et déjà, Respect!
To be continued...
En 2011, le véritable événement, hormis le retour d’un bon nombre de valeurs sûres (Beyoncé, Britney Spears, No Doubt…), c’est celui de la seule réelle légende encore active.
La Reine de la Pop, la Dame de Fer de la Pop, j’en passe et des surnoms les plus farfelus, qui qualifient celle qui est la dernière à avoir pendant 3 décennies, remuée la pop de fond en comble.
Hard Candy (2008), son dernier album était très commercial et qualitativement en dessous du reste de sa discographie.
Ce retour est assez attendu et sera à l’évidence sujet à beaucoup de critiques, avant que l’on entende quoi que ce soit d’officiel.
Alors comment résumer la carrière de Madonna sans en écrire des tonnes ?
Ayant parcouru 3 décennies en vendant plus de 300 millions de disques et en se classant première vendeuse féminine de disques au monde du 20ème siècle, voici les 3 albums qui caractérisent sûrement le plus la carrière de Madonna, à travers les années 80, 90 et 2000.
True Blue (1986)
D’abord cataloguée comme chanteuse avec un potentiel vocal assez limité, ce 3ème album studio voit éclore chez Madonna un chant bien plus puissant que sur deux premiers albums.
Les thèmes de l’amour, de liberté et de maternité adolescente l’éloignent de son image de "boy toy", usée à l’extrême depuis le début de sa carrière en 1982.
Les sons sont également plus travaillés et variés. Plus de batteries, de guitares acoustiques, de rythmes cubains et de synthétiseurs viendront donner à cet album, celui d’une chanteuse désormais plus reconnue pour son travail que son potentiel à n’être qu’un objet vendeur grâce à sa sexualité.
L’album aura un succès phénoménal en se vendant à 24 millions d’exemplaires dans le monde, dont 7 millions rien qu’aux Etats-Unis.
Les 5 singles qui en sont extraits ont également inscrit Madonna comme une forte vendeuse de singles, en plus d’être une vendeuse d’albums solide. Trois titres accèderont à la première place du Billboard américain (Papa Don’t Preach, Live To Tell et Open Your Heart). True Blue se classera à la 3ème place de ce même classement et quant au désormais classique La Isla Bonita, il intègrera le top 5 en se classant en 4ème position.
Erotica (1992)
Forte d’une carrière musicale couronnée de succès et surtout connue pour pousser les limites de plus en plus loin, Erotica est l’album de Madonna ayant connu le moins de succès aux Etats-Unis. Dans un pays où le puritanisme excessif côtoie la plus grosse production de films pornographiques, Madonna peut se targuer de faire un grand écart poussé sur ses deux terrains fortement contradictoires.
À la sortie de l’album, Madonna avait été boycottée sur MTV, et la plupart des médias avaient lancé une fatwa face à celle qui utilisait le sexe de façon exagérée et vulgaire comme argument marketing pitoyable.
La plupart de ces critiques ne s’attardaient évidemment que sur la forme qu’avait prise la publicité engendrée par Madonna elle-même, sans jamais avoir écouté une seule note de cet album qui reste l’un de ses plus réussis.
Le concept de l’album n’est pas celui de ne parler que de sexe, au contraire. Chaque chanson évoque un aspect des relations amoureuses : adultère, érotisme, séparation, amour naissant.
Presque 20 ans plus tard, cet album n’a pas pris une ride, comparé à son interprète. Il reste aussi audacieux qu’incontournable, pour quiconque veut approfondir ses connaissances sur Madonna.
Des 6 singles extraits de cet album, aucun n’a réussi à se classer numéro 1 aux Etats-Unis ou encore au Royaume-Uni, où l’album se vendit tout de même à plus de 600.000 albums.
Promotion peu flatteuse rime également avec un record que Madonna n’avait jamais atteint depuis le début de sa carrière. Le titre Bad Girl commercialisé en 1993, se classa à la 36ème place du Billboard, devenant son premier single depuis Holiday en 1983 à ne pas avoir intégré le top 20.
Confessions on a Dancefloor (2005)
Après une période encore une fois politiquement incorrecte, durant laquelle Madonna a subit les foudres des médias américains en s’attaquant à la société des Etats-Unis sur l’album American Life (2003), cette dernière décide de revenir aux sources de sa musique.
Finis les rythmes du monde, ou autres recherches sonores aussi audacieuses qu’inattendues, et place à la Dance.
Le concept de ce 10ème album studio est véritablement excellent. Le disque entier est construit autour d’un set de DJ sans aucune interruption entre les différentes chansons. Les enchaînements se font naturellement à travers les titres qui sont au départ plus enjoués, pour arriver au final à des titres plus sombres, détaillants des points de vues de Madonna plus personnels et nettement plus engagés que le simple fait de danser sous une boule à facettes.
Confessions on a Dancefloor reste surtout le dernier bon album de Madonna. Trois ans plus tard, elle décide de se la jouer cool en proposant un album R&B/hip-pop-dance moyen, pas mauvais, mais pas du rang d’une Reine.
Au niveau des singles, celui à absolument retenir est Hung Up. Avec son sample du titre Gimme, Gimme, Gimme (A Man After Midnight) d’ABBA, c’est surtout le single le plus vendu de Madonna et faisant parti des singles les plus vendus de l’histoire. Il se classera Numéro 1 dans 35 pays avec plus de 9 millions d’exemplaires, dans une période où les ventes de CD ne faisaient que descendre un peu plus.
L’album s’est vendu au final entre 8 et 12 millions d’exemplaires à travers le monde.
Le Confessions Tour qui accompagna la promotion de l’album devint à l’époque la tournée la plus rentable pour une artiste féminine.
Cette tournée de 60 dates engendrera 194,7 millions de Dollars, et restera musicalement et visuellement, une merveille.










Rihanna c’est 5 ans de carrière et 5 albums, 22 ans et 14 tatouages. 15 millions d’albums vendus et à peu près autant de coupes de cheveux. 8 singles numéros 1 au Billboard américain et une vingtaine de collaborations musicales.
Autant dire un parcours équivalent à une carrière de plus de 20 ans pour certains artistes.
L’année dernière, elle sortait Rated R son 4ème album, salué par la critique, et quelque peu boudé par le public (3 millions d’exemplaires vendus).
Cet album demeure cependant son meilleur, et de loin.
11 mois plus tard, changement de look et de style musical pour Loud.
S’il on comparait cet album à Rated R, on penserait que Rihanna a tout simplement changé de couleur musical pour renouer avec les premières places des charts. Dommage donc.
Mais lorsque l’on connaît le personnage, on se rend compte qu’aucun style n’est vraiment celui de Rihanna, ou alors qu’au contraire, elle a une facilité bluffante à tous se les approprier.
Propulsée à la face du monde entier en 2005 avec des chansons ensoleillées, teintées de reggae pour faire ressortir ses origines (née à la Barbade), Robyn Rihanna Fenty (de son vrai nom), a vite changé de cap avec la sortie de son 2ème album en 2006.
Samplant Soft Cell sur SOS, et contant un adultère pesant sur Unfaithful, elle expulse toutes les midinettes du R&B vers l’anonymat et se range petit à petit aux côtés de Beyoncé comme la seule autre reine du R&B.
La consécration viendra en 2007 lorsque la chanson Umbrella lui ait offerte (d’abord destinée à Britney Spears puis Mary J. Blige). Elle signe avec ce tube, son plus gros succès à ce jour, et enchainera les tubes avec son troisième album. 7 autres singles en seront extraits, et tous deviendront des hits.
A la veille d’ouvrir la cérémonie des Grammy Awards, elle se dispute violemment avec son petit-ami, le chanteur Chris Brown. Les photos de son visage roué de coups feront en quelques heures le tour du monde, et plongeront Rihanna dans un silence médiatique total pend
ant plusieurs mois.
Comme thérapie à cette histoire tragique, Rihanna propose Rated R, un album à la fois sombre, agressif et vulnérable. Un excellent opus où Rihanna troque les chansons calibrées pour les dancefloors contre des guitares électriques puissantes, flirte avec le Dubstep et autres styles musicaux jusqu’ici absents des albums pop grand public.
Véritable caméléon musical, Loud se veut d’être en réalité une rétrospective en 11 titres de la carrière de Rihanna. On y retrouve des titres pop-dance (S&M, Only Girl (in the World)), du pop-rock (California King Bed). Rihanna n’oublie pas ses origines et n’hésite pas à prendre un accent bien de chez elle sur Man Down. Le meilleur titre de l’album, Cheers (Drink to that) (le plus festif et pas spécialement le plus dansant) sample I’m with You d’Avril Lavigne. D’abord déroutant à la première écoute, l’addiction n’est pourtant pas loin. Il en est de même pour What’s My Name, le 2ème single extrait de l’album. En duo avec le rappeur Drake, Rihanna propose un Rude Boy plus soft, moins provocateur.
Loud est à vrai dire un album plutôt pas mal, mais pas génial non plus.
Rated R reste encore une fois la référence dans la carrière de Rihanna.
Appréciation générale : 3,5/5.
Chansons + : Cheers (Drink to that) ; What’s my Name ; Only Girl (in the world) ; Man Down.
Only Girl (In the World) - Clip
What's My Name (Feat. Drake) - Clip
Love the Way You Lie (Part II) / What's My Name / Only Girl (In the World) - Medley, live aux American Music Awards 2010
« Je voulais être une sorte de nouvelle Amy Grant dans la musique mais ça n’a pas marché. J’ai donc vendu mon âme au diable ! ». Tels sont les mots utilisés pas Katy Perry pour décrire sa fulgurante ascension dans le monde de la Pop.
Car le public a beau avoir l’image d’une fille sans complexes qui se joue du qu’en-dira-t-on, Katheryn Elizabeth Hudson (de son vrai nom) vient d’assez loin. Elevée dans une famille de pasteurs, on imagine bien la joie que doivent avoir ses parents lorsqu’ils voient leur fille se déhancher en petite culotte sur MTV… du pur blasphème !
Et c’est bien là qu’est la force de Katy Perry, un enthousiasme euphorisant et léger censé véhiculé un message simple, celui de s’amuser, et c’est déjà pas mal.
Après un second album (One of the Boys en 2008) couronné de succès et qui contenait les tubes I Kissed a Girl, Hot ‘n’ Cold, Waking up in Vegas ou encore Thinking of You, Katy Perry se devait de frapper fort pour convaincre un public déjà saturé de chanteuses à musique calibrée pour les radios.
Et c’est dans cette optique là que l’album Teenage Dream est construit. Un retour en arrière en pleine adolescence, avec des sonorités proches des groupes pop-rock made in MTV qui fleurissaient fin des années 90, sans pour autant perdurer.
Et comme pour un sentiment adolescent, cet album est à la fois léger, plaisant voire parfois trop, et maladroit à certains endroits.
Il y a d’un côté les titres qui semblent tout droit sortis du chapeau d’un magicien dont Teenage Dream, Firework, California Gurls, E.T. ou encore Hummingbird Heartbeat.
Il y a aussi ceux qui restent agréables à écouter comme Peacock, Pearl ; et puis il y a les autres titres, pas spécialement mauvais mais qui n’arrivent pas à la cheville des véritables bombes de l’album.
C’est effectivement cet aspect qui peut refroidir l’auditeur. Les deux premiers singles présentés avant la sortie définitive de l’album, laissaient présager un opus qui allait se classer comme un véritable classique pop. Au final, on se rend compte que malgré la légère et agréable atmosphère qui se dégage de cette galette, on préférera de loin le précédent opus de Katy Perry.
Celui-ci offrait certes beaucoup moins de titres qui frôlaient la perfection, mais peu d’entre eux ne sentaient le remplissage d’un titre, à un autre plus accrocheur. Ici, on a parfois la sensation de voir un soufflé prêt à s’effondrer, mais qui garde un aspect agréable.
Grâce à sa grande légèreté, Teenage Dream demeure tout de même un album qui redonnera du punch à quiconque nostalgique de son adolescence, et ne fera certainement pas de mal aux autres.
Appréciation : B
Chansons + : Teenage Dream ; California Gurls ; Firework ; E.T. ; Hummingbird Heartbeat.