En 1981, Prince sortait l'album Controversy, avec un single du même nom. En 2008, Rihanna samplait ce titre sur Sexuality, et qui vient enfin de filtrer sur le net en version intégrale. A quand une collaboration entre les deux?
Rihanna, qui a l'habitude d'enchaîner les tubes, n'a pas choisi la plus mauvaise chanson de son album Rated R, en guise de troisième single. Rude Boy est une chanson provocante, et tant mieux, c'est ce que Rihanna aime faire en ce moment. Un titre ensoleillé, entêtant au possible, et qui est maintenant accompagné d'un clip qui, attention, risque de passer en boucle et jusqu'à l'overdose sur toutes les chaînes musicales. Un brin old-school 90's, cette vidéo rend fièrement hommage aux origines caribéennes de la jeune femme de 21 ans. Car oui si Rihanna flirte désormais pour de vrai avec le rock et le hip-hop, et qu'elle a délaissé le reggae/dance-hall, il n'empêche qu'elle peut toujours bouger comme une vraie antillaise, tout en étant coiffée comme Didier l'Embrouille.
La chanson française va mal, oui très mal. On en peut plus des comédies musicales toutes plus ringardes les unes que les autres. On en a marre des pseudo-chanteurs, et chanteuses à ritournelles s’autoproclamant auteurs-compositeurs-interprètes, et qui n’ont rien de bien original à proposer au public. Cependant, il arrive parfois que quelques exceptions venant d’on ne sait où, viennent à nous réconcilier avec la Langue de Molière. Karimouche fait partie de ses artistes qui n’ont pas la prétention de débarquer sur de grands chevaux, et pourtant c’est bien ce qu’on aurait besoin sur nos ondes actuellement pour remettre un peu d’ordre dans ce bordel sans goûts ni saveurs.
Emballage d’Origine est un recueil d’histoires souvent drôles, personnelles et touchantes qui jamais ne tombent dans la niaiserie. Des paroles caustiques qui se marient avec des rythmes parfois modernes ou plus old-school comme sur Firmin, où Karimouche emprunte un parlé/chanté rauque savoureux. Un peu de Brel dans ses influences, oui pour de vrai, pas une énième pâle imitation, ici on parle d’influences… Mais ce qui frappe dans cet album, c’est la manière dont Karimouche chante, rappe et conte une jeunesse qui se reconnaîtra dans la quasi-totalité de ses textes. Dans Je Parle Trop (meilleur titre de l’album), Karimouche raconte ce que beaucoup ressentent avec ironie: "Y’a des fois j’arrive à me saouler moi-même". Le tout mêlé à un flow qui rappelle presque K-Mel d’Alliance Ethnik, ou une Diam’s à l’ancienne sur Suzy (pour les puritains) et un rythme funky complètement prenant. Il en est de même sur Ché pas c’ke J’veux, dont l’orthographe même du titre est emprunté à la jeunesse SMS qui n’a plus vraiment d’envie définie. Un titre ska toujours aussi ironique. Sur Raggamuffin, Karimouche évoque son parcours tumultueux pour arriver à percer dans la musique. Complètement autobiographique : "J’ai voulu faire un titre chez Virgin, mais j’ai pas assez la ligne". En réalité, pour être signé chez Virgin ou autre major, il aurait été demandé à Karimouche de chanter des chansons d’amour, pop pour petites filles. Et bien heureusement, elle a refusé. Mais au-delà des titres ironiques et pouvant sonner comme de simples chansons à but humoristique, on y trouve P’tit Kawa et L’emballage d’Origine, qui offrent le regard d’une spectatrice sur le monde, un regard parfois consterné mais toujours perspicace. L’album se clôt sur Tizen, un titre chanté complètement en arabe, une contine que la grand-mère de Karimouche lui chantait lorsqu’elle était enfant. Un petit peu de douceur pour finir cet album en beauté.
Karimouche s’inscrit donc dans la lignée des Camille et Anaïs. Talentueuse, originale et je-m’en-foutiste, elle offre un premier album intéressant, sans fausse note ni remplissage inutile. Un véritable coup de cœur à découvrir sur scène à la Boule Noire les 10 et 11 février, ainsi que le 24 mars. Toutes les dates de sa tournée sont disponibles sur son MySpace
Note globale : 8,2/10 Titres + : Je parle trop ; Ché pas c’ke j’veux ; Raggamuffin
Il aura fallu 10 ans au groupe Sade pour revenir sur le devant de la scène. Car oui Sade est bien un groupe, même si celle qui donne son nom à l’équipe (Sade Adu), est la seule représentante visuelle du quatuor.
Leur dernier opus paru en 2000, Lovers Rock, certifié 4 fois Disque de Platine aux Etats-Unis, succédait à quatre albums qui ont permis au groupe de sa bâtir un public fidèle, et de vendre au passage plus de 50 millions de disques sur la planète, rien que ça.
Car le son Sade n’a jamais réellement changé depuis leur premier tube en 1984, Your Love is King. Savant mélange de soul, jazz et de R&B, il est difficile de ne pas se laisser porter par les mélodies douces et la voix chaude de leur chanteuse.
Et comme on ne change pas une recette qui fait l’unanimité, ce Soldier of Love vient à nouveau se placer en tant que classique dans le répertoire du groupe londonien.
L’album s’ouvre donc sur The Moon and the Sky, une chanson qui si elle était exploitée, replacerait le groupe en tête des charts. Le thème est toujours le même dans toutes les chansons, à savoir des histoires d’amour souvent déçues, et des textes métaphoriques plutôt bien écrits.
Il en est de même pour les titres Long Hard Road et Be That Easy. Et pourtant on accroche toujours autant. Dans la même veine il y a Babyfather qui se veut un peu plus reggae, sans être trop festif, mais toujours aussi reposant.
L’album varie quand même à certains endroits. Sur In Another Time, le groupe chatouille des mélodies plus pop et mélancoliques. On a également droit à un hommage au feu Roi de la Pop MJ sur le titre Skin.
Cependant la chanson qui se démarque des autres est celle qui donne son titre à l’album, Soldier of Love, et également premier single de l’opus. C’est un peu une sorte d’ovni venant de Sade. On assiste à une déferlante de batteries telle un commando guerrier. A cela s’ajoute la voix modifiée et doublée de Sade Adu, qui donne à l’album son meilleur titre, et de loin. Il est fort probable que Rihanna aurait voulu à tout prix cette chanson si elle lui avait été proposée pour son dernier album. Et nombres de personnes trouveront qu’au final le groupe aurait du surfer sur cette vague plus agressive qui représente un challenge musical.
Et pourtant Sade continue dans la même direction sans jamais décevoir. Pas besoin de réfléchir, juste d’ouvrir une bouteille de bon vin et d'écouter les 10 titres qui composent cet album au chaud, ou pas.
Note globale : 7,5/10
Titres + : Soldier of Love, The Moon and the Sky, Babyfather
Christina Aguilera se fait toujours attendre quant au premier single de son nouvel album Bionic. Pour nous faire languir, voilà qu'elle nous lâche un inédit, Spotlight, et qui sera le lead single de son film Burlesque, aux côtés de Cher, dont la sortie est prévue à l'automne prochain. La chanson est disponible sur la toile depuis une semaine déjà, et n'a rien d'un tube transcendant, tout comme une bonne partie de son dernier album, Back to Basics, paru en 2006. Dans ce film justement, elle jouera le rôle d'une campagnarde dotée d'une voix hors du commun et qui deviendra la star du bar The Burlesque Lounge, avant de sûrement entamer une carrière à succès intersidérale, une sorte de Glitter bis, mais qui a l'air quand même bien mieux foutu.
Voici les toutes premières images du nouveau clip de Rihanna, Rude Boy, et qui débarquera sur Youtube jeudi. La belle barbadienne semble prendre une trêve avec les looks sombres et les mélodies agressives. Rude Boy est le titre du dernier album de Rihanna, Rated R, qui se rapproche le plus du son qu'elle faisait à ses débuts. Un rythme prenant qui se marie parfaitement avec la voix monotone et métallique de son interprète, en bref un véritable tube en puissance qu'on risque d'entendre pendant des mois...
Il existe encore trop de groupes méconnus et qui pourtant valent aussi bien la peine, voire mieux que d'autres qui ont l'opportunité de flirter avec le succès. Il y a par exemple Dragonette, un groupe electropop canadien, porté par sa chanteuse et parolière Martina Sorbara, et qui propose juste du très bon son, addictif et bien ficelé. Déjà l'année dernière le groupe s'était offert un featuring avec notre Solveig bien de chez nous sur le titre Boys & Girls (clip ci-dessous). Et depuis, rien! On aurait pu penser que ce petit coup de pouce les ferait s'imposer dans les airplays hexagonaux, mais apparemment non...
Il suffit juste de tendre l'oreille et d'apprécier et en une écoute le tour est normalement joué. Leur second opus, Fixin to Thrill, sorti en 2009 est toujours en exploitation, avec un nouveau single, Easy, sortie prévue au printemps. Pour l'instant en images, Pick up the Phone, extrait de ce second opus, et sûrement l'un de leurs meilleurs titres.
Pixie Lott propose pour son nouveau single un clip assez simple, qui allie chorégraphies et beauté innocente. Et de toute façon elle n'a pas besoin de plus pour se faire voir et entendre. Après Mama Do, Boys & Girls et Cry Me Out, voici désormais en 4ème extrait de Turn It Up, Gravity.
Chanceuse au niveau de sa carrière, Pixie est déjà assurée de pouvoir sortir un second album. Turn It Up a été certifié Disque de Platine, outre-Manche avec quasiment 400.000 exemplaires vendus. Le seul regret à noter est sa "difficulté" à s'imposer en dehors de son pays natal. Faute d'une promo digne de ce nom, on espère pour elle que pour le prochain album, elle puisse bénéficier de ce qui lui revient de droit.
Pixie Lott est tout simplement une réelle bouffée d'air frais dans la pop actuelle. Pianiste, danseuse et surtout vocaliste de talent, elle a reçu trois nominations aux prochains Brit Awards, notamment dans la catégorie "Révélation Britannique de l'Année", qu'elle mérite amplement de gagner.
Il fallait s'y attendre, l'initiative lancée par Michael Jackson et Lionel Richie en 1985 d'enregistrer une chanson pour venir en aide au continent africain et à la famine dévastatrice, refait surface 25 ans après. Le geste est dans le fond honorable mais dans la forme assez pittoresque. Les "artistes" présents pour cette version, censée venir en aide aux victimes du tremblement de terre en Haïti, sont pour la plupart des has-been, c'est le cas de le dire. On aperçoit ici et là P!nk, Usher, Nicole Scherzinger des Pussycat Dolls, Will.i.am, Céline Dion et Jennifer Hudson pour ne citer qu'eux... Quant au reste on se demande bien ce que Mýa, les 3t ou encore Nicole Richie peuvent bien faire là... On est bien loin des Cyndi Lauper, Ray Charles, Bob Dylan, Tina Turner, Stevie Wonder et Bruce Springsteen présents sur la version originale.
Les vraies stars de notre époque que sont Beyoncé, Alicia Keys, Justin Timberlake, Britney Spears, Rihanna, Lady GaGa ou encore Taylor Swift manquent à l'appel. Ils avaient été pourtant tous cités pour enregistrer la chanson et c'est bien ça qui rendait le projet intéressant au delà de sa cause. Il semble donc que n'importe qui ayant enregistré n'importe quoi durant les 25 dernières années était autorisé à pousser la chansonnette. Initiative ratée qui aurait du être confiée à Bono, qui lui au moins, sait rameter du beau monde. On se souvient de la reprise de What's Going On? de Marvin Gaye en 2001 pour venir en aide aux victimes du Sida en Afrique. Cette version "25 ans après", sera diffusée pour la première fois le 12 février prochain lors de l'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver à Vancouver.
Rihanna qui a remporté 2 Grammy Awards hier soir à Los Angeles pour Meilleure collaboration rap/chant et Meilleure chanson Rap pour Run This Town avec Jay-Z et Kanye West, était également chez Ellen DeGeneres pour continuer la promo de son dernier album Rated R. Voici les deux prestations lives qu'elle y a donné, avec une mention spéciale pour Don't Stop the Music!!!!